Léonidio, Peloponnèse, côte sud-est, à deux heures de route d’Athènes, ou quatre heures en bus, entouré, ou plutôt enclavé par des parois de trois cents mètres de haut environ, d’un rouge vif et éveillé, trois mille sept cent soixante habitants, traditionnel et conservateur, lent et vivant. Leonidio aurait pu rester ce lieu connu des Grecs pour les lanternes de Pâques et les traditions qui vivent dans le village de la région d’Arcadia. Calme et reculé, dont les seuls touristes étrangers s’apparentent en temps normal à des couples de retraités faisant le tour du Péloponnèse, ou à ces « hordes » de motards s’arrêtant pour siroter un espresso fredo avant de repartir. Pourtant, il y a dix ans, le destin touristique du village à basculé radicalement avec l’arrivée de l’escalade, un tourisme incompris par les habitants, trop compris par les pratiquants, relativisé par une association de grimpeurs, minimisé par la mairie, façonné par des ouvreurs de voies. L’arrivée de la pratique n’a alors pas laissé l’âme du village indemne. Devenu un haut lieu de la grimpe dans le monde entier, avec des miliers de grimpeurs venant chaque anné, Leonidio est un village à la croisée d’un tourisme en lien avec ses traditions, avec son âme et son rythme. A Climbing Story raconte alors l’histoire de ce village, du point de vue de l’escalade, mais aussi et surtout des habitants, des personnes en charge de cet essor, qui livrent ainsi leurs témoignages sur le developpement de la grimpe dans la région et leur lieu de vie.



